tassia canellis

En filigrane…

L’histoire aurait pu commencer ainsi : Toute petite déjà, quand on lui demandait ce qu’elle voudrait faire, Tassia répondait invariablement “des bijoux”. Mais cela aurait été d’une évidence trop triste. Au lieu de cela, Tassia a pris son temps, sans jamais le perdre.

 

Chapitre 1 | des livres à colorier les envies

Commencements académiques. Tassia apprend les couleurs, les formes, l’art de les faire jouer ensemble sans chamailleries. Ce sera donc une classe préparatoire d’art graphique (l’Atelier de Sèvres), une école de graphisme (LISAA), plus une furieuse envie de (dé)peindre tout ce qui bouge : un atelier peinture installé dans son salon, des expos impro-organisées dans le Paris où elle aime traîner ses converses et son imagination pour chiner, fouiner, découvrir, se nourrir d’idées.

Plus tard, plus grande, Tassia devient Directrice Artistique en agence de communication mais ne perd pas des yeux couleurs, matières et créations plus palpables : celles que l’on peut travailler et manipuler. 

 

Chapitre 2 | des perles, toutes nues dans l’atelier

Tassia se hasarde à la conception de bijoux en 2003.

Puis tout s’enchaîne comme sur un fil, ou s’enfile comme sur une chaîne, elle ne sait plus (c’est allé si vite) : son audace, sa lecture de la féminité, son talent et l’enthousiasme qui accueillent ses créations ont fait le reste.

À 28 ans, elle lance sa première ligne de bijoux en 2007. 

Alors, elle chine, étale ses trouvailles, assemble, défait, repense, recompose, imagine, inspire et expire à sa façon l’air du temps (le sien, celui de Paris et de son incroyable envie de surprendre).

“Je crée comme j’aime”.Et qu’aimes-tu, Tassia ?

 

Chapitre 3 | des collections à fleur de peau

Difficile de ceindre Tassia dans un genre. Ses bijoux explorent et se réinventent, mais toujours avec style : sobre et délicat, utlra-féminin sans chi-chi, rétro mais pas trop, charismatique et urbain, le tout décliné en tout ce qui lui passe par la tête. Mais si l’on devait empaqueter ses créations dans des noms, ce serait sautoirs, bracelets, broches, colliers, entrelacs de fantaisie et de légèreté... Comme les solstices : c’est soudain, rare, et se découvre 2 fois par an lors de ses collections. David Garcia